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Déterminisme et conséquences des efflorescences algales (R098 - FLAG)

Programme au Burkina Faso

Philippe Cecchi


red.gif (359 octets) Cadre général
red.gif (359 octets) Hypothèse
red.gif (359 octets) Populations cibles au Burkina Faso
red.gif (359 octets) Contexte
red.gif (359 octets) En pratique
red.gif (359 octets) Méthodologie
red.gif (359 octets) Produits attendus
red.gif (359 octets) Partenariats
red.gif (359 octets) Financements

I - Cadre général

L'ouverture d'un nouveau chantier d'études au Burkina Faso (voir aussi poster1.pdf) correspond à un élargissement du panel de types d'écosystèmes étudiés par l'UR Flag (voir http://www.mpl.ird.fr/flag) depuis sa création, en référence constante (i) aux probabilités d'efflorescences, en particulier à cyanobactéries, et (ii) à leurs conséquences écologiques et sanitaires.

Les réservoirs du Burkina Faso sont :

-         plus petits que les réservoirs de Manantali, Guiers et Sélingué situés aux mêmes latitudes ;

-         plus sahéliens que les Petits Barrages du Nord de la Côte-d'Ivoire, situés en zone de transition climatique et dotés de saisonnalités hydrologiques très perturbées.

Ce chantier nouveau offre ainsi l'opportunité d'un changement d'échelle par rapport aux grands réservoirs sahéliens, dans des sites où les contrôles climatiques (météorologiques comme hydrologiques) sont exacerbés en regard d'écosystèmes de tailles comparables situés en zone soudanienne.

      

Sommaire

2- Hypothèse

      L'anthropisation (croissante) des bassins versants et des écosystèmes aquatiques est, en zone aride et dégradée, un facteur favorisant les efflorescences. L'étude comparée d'un certain nombre de sites différenciés en terme d'anthropisation (sites urbains, péri-urbains, ruraux dégradés, vierges) permettra d'identifier les formes d'anthropisation susceptibles d'influer sur le déterminisme des efflorescences (quels facteurs ?), et d'évaluer leur mode d'action sur les communautés planctoniques (quels effets et quelles conséquences ?)

    

       On estime qu'au Burkina Faso se sont de l'ordre de 2 millions de personnes qui sont potentiellement concernées par les risques sanitaires associés aux efflorescences à cyanobactéries :

-         un million de consommateurs urbains tributaires  du réseau ONEA : eaux traitées après prélèvement dans des collections d'eau de surface variées (fleuves mais principalement réservoirs) ; l'écrasante majorité de cette population est localisée à Ouagadougou (pour en savoir (un peu) plus : Les lacs de Ouaga.pdf);

-         un million de ruraux tributaires d'eaux de surface non traitées, et qui révèle une géographie très contrastée : s'opposent notamment les provinces méridionales, largement dotées en écosystèmes aquatiques pérennes (naturels ou non), et un groupe de provinces sahéliennes du plateau Mossi, très densément peuplées, où sont localisés près de 50 % des 1500 retenues d'eau que compte le pays, et toutes localisées à l'intérieur du bassin versant du Nakambé (voir la Localisation des Réservoirs.pdf).

1.      A large échelle (bassin des Voltas), se définit un contexte spatial qui souligne des conditions environnementales hétérogènes marquées par (i) la superposition de gradients climatiques et d'anthropisation accentués  (urbanisation et/ou dynamiques agricoles), (ii) des continuums hydrographiques (gradients de tailles tant pour les bassins versants que pour les ouvrages ; réservoirs en cascade), (iii) des gradients de densités de barrages enfin, ces différents gradients n'étant pas nécessairement indépendants (voir Volta Basin.pdf).

2.      L'anthropisation des bassins versants et les pressions accrues sur les ressources en eau sont des facteurs d'altération de la "qualité" des écosystèmes aquatiques, que celle ci soit appréhendée par des indicateurs de diversité, ou encore par des indicateurs métaboliques du fonctionnement des écosystèmes aquatiques : les proliférations phytoplanctoniques, explicitement, pour l'unité de Recherche FLAG de l'IRD.

 

Ces différents éléments conjuguent leurs influences, actuellement nullement régulées, pour exercer un contrôle très fort, non maîtrisé et peu voire pas connu, sur la structure et le fonctionnement des écosystèmes aquatiques. La sélection d'un certain nombre de sites, illustratifs des contrastes évoqués précédemment peut permettre de mieux appréhender la nature et les conséquences des interactions entre ces différents éléments, sur le déterminisme des efflorescences, en particulier à cyanobactéries. En retour, les épisodes de proliférations du phytoplancton apparaissent comme des « indicateurs de qualité » des écosystèmes (ce qui correspond à une demande locale explicite de la DGIRH et de l'ONEA), et des révélateur des éventuels dysfonctionnement ou dérégulations du métabolisme des écosystèmes. Cette approche s'inscrit directement dans les perspectives développées à l'échelle du Nakambé dans le cadre du Small Reservoir Project du Challenge Program (pour plus d'information : http://www.smallreservoirs.org).

 

Plusieurs axes de recherches sont identifiés :

-         effet du cascading des barrages (impact de l'amont sur l'aval)

-         effet de la densité des réservoirs (c'est-à-dire d'une cohésion à petite échelle) sur la structuration des peuplements

-         effet de la position sur le continuum hydrographique (plutôt en amont, plutôt en aval)

-         effet de l'anthropisation (directe par les usages dont les réservoirs sont l'objets : indirecte par la pression anthropique sous ses multiples formes exercée sur le bassin versant).

Sommaire

Le phytoplancton, indicateur écologique, est étudié à l'aide de plusieurs descripteurs :

-         biomasse et spectre de taille (tamisage, dosage des chlorophylles par fluorimétrie),

-         taxinomie (observation et dénombrement au microscope),

-         productivité et signature pigmentaire (phytoPAM)

 Des caractérisations environnementales poussées (descripteur d'habitat pour les algues) sont réalisées en parallèle aux approches diagnostiques sur le phytoplancton :

-         instrumentation de sites-types (météorologie ; chaînes de thermistances, etc.) ;

-         échantillonnages à haute – fréquence (bihebdomadaire) de ces sites-types par des enquêteurs formés aux techniques simples de la limnologie : mesures in situ et conditionnement d'échantillons.

-         campagnes spatiales larges à basse fréquence.

Sommaire

6- Méthodologie

       

1.         détermination des populations cibles, en termes d'exposition potentielle à des cyanotoxines : révèle une géographie contrastée à l'échelle nationale :

-         populations urbaines (Onea, eaux traitées) vs rurales (hors réseau)

-         provinces méridionales bien arrosées et peu densément peuplées vs provinces sahéliennes très densément peuplées du plateau Mossi et où se trouvent 50% des 2000 barrages du pays.

2.         identification de sites à risques (par rapport aux populations pré-déterminées) et en relation avec les facteurs d'anthropisation :

-         barrages de Ouagadougou (intra-urbains) et réservoir de Loumbila (péri-urbain : intense utilisation agricole) : mise en place de sites-types (en cours) ; approches spatio-temporelles et bioessais (à venir).

-         screening en avril-mai 2004 sur 25 sites Onea et ruraux (voir un bref compte rendu : Mission Cyano.pdf)

-         identification des sites d'études Challenge Program (à venir ; densité de population est l'un  des facteurs de sélection central).

-         mise en place de nouveaux sites-types et approches spatio-temporelles sur les sites identifiés dans un second temps.

-         site-atelier 2005 (thème proposé: FACIES  « Facteurs d'Anthropisation : Conséquences et Impacts sur les Efflorescences Sahéliennes »)

-         interventions membres FLAG en missions ponctuelles, notamment sur sites « hot spots » : Ouagadougou et spécificités liées à l'urbanité des sites ; sites péri-urbains ou ruraux en relation avec l'intensité des usages agricoles dont eux et/ou leurs bassins versants sont l'objet (xénobiotiques et réponses écophysiologiques des populations phytoplanctoniques).


  Les principaux produits attendus relèvent globalement :

1.      identification des facteurs d'anthropisation influençant le déterminisme des proliférations

2.      évaluation de l'impact de ces facteurs sur la dynamique des efflorescences

3.      typologie des réservoirs en référence aux probabilités d'efflorescences et à leurs déterminants.

Partenariats institutionnels avec la Direction Générale de l'Inventaire des Ressources Hydrauliques – DGIRH (voir http://www.eauburkina.bf)  et l'Office National de l'Eau et de l'Assainissement (ONEA voir http://www.onea.bf).

Partenariats scientifiques avec l'Université de Ouagadougou (Laboratoire de Biologie Ecologie Végétale) et l'Ecole Inter-Etat d'Ingénieurs de l'Équipement Rural (E.I.E.R voir http://www.eier.org).

Partenaires scientifiques du Small Reservoir Project du Challenge Program (voir la présentation de cette initiative sur http://www.waterforfood.org)

Sommaire

9- Financements

IRD et Challenge Program (2004 – 2007)

En attente : SFP (programme ICCE-BF)

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